Comprendre le fonctionnement d’un compte bancaire non imposable

Oubliez la vieille rengaine des comptes plombés par la fiscalité. Certains livrets échappent au couperet de l’impôt, et ce n’est pas qu’un slogan publicitaire. Un compte bancaire non imposable, c’est tout simplement un compte dont les gains, les fameux intérêts, échappent à la double peine : ni impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux.

Ce privilège n’est réservé qu’à une poignée d’élus dans l’offre pléthorique des banques. Parmi eux, les livrets d’épargne réglementés : Livret A, Livret de Développement Durable et Solidaire (ex-CODEVI), ou encore le Livret Jeune. Chacun a ses codes, ses limites, ses règles. Éclairage sur ces comptes qui ne laissent pas l’État mordre dans vos économies.

Premier de la liste : le Livret A. Impossible de passer à côté. Son taux n’a jamais fait tourner la tête des investisseurs, et pourtant il continue d’attirer, même si certains s’en détournent depuis que sa rémunération flirte avec les bas fonds. Atout majeur : il s’adresse à tous, mineurs compris, et même à certaines associations. Les fonds restent disponibles à tout moment, mais attention, le plafond est fixé à 22 950 euros, avec un versement minimum de 10 euros. Un seul Livret A par personne, la règle est stricte. Depuis 2009, toutes les banques le proposent, parfois accompagné d’une carte de retrait. Les retraits ? Jusqu’à 800 euros par semaine au guichet, 500 euros par distributeur automatique. Ce qui fait la force du Livret A, c’est la franchise totale de fiscalité : aucun impôt, aucun prélèvement social sur les intérêts générés. Voilà pourquoi il reste dans le paysage.

Autre acteur de cette galerie : le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDD), héritier du vieux CODEVI. Le taux, actuellement à 1,25 %, peut bouger, mais la promesse reste la même : vos intérêts échappent à la fiscalité. Le LDD prend souvent le relais quand le Livret A affiche complet. Là encore, un seul livret par personne, plafond limité à 12 000 euros. Pas de versement minimum, carte de retrait possible. Les ressources récoltées servent à financer le développement durable. Et comme pour le Livret A, vos intérêts restent hors d’atteinte du fisc et des prélèvements sociaux.

Le Livret Jeune s’adresse, lui, à ceux qui ont entre 12 et 25 ans. Ici, le plafond est plus modeste : 1 600 euros maximum, 15 euros pour ouvrir le bal. On peut retirer à tout moment, carte comprise. Un seul livret par personne, avec fermeture automatique le 31 décembre de l’année des 25 ans du titulaire. Le taux d’intérêt doit au minimum égaler celui du Livret A. Là aussi, chaque euro d’intérêt engrangé reste à l’abri. Pas d’impôt, pas de prélèvements sociaux.

Pour ceux qui cherchent à placer dans la pierre, le Livret d’Épargne Logement offre, lui aussi, une fiscalité attrayante : les intérêts ne sont taxés que si votre épargne dépasse certains seuils. Pour la majorité des épargnants, il reste donc un refuge fiscal confortable.

On l’aura compris : tous les comptes bancaires ne se valent pas devant le fisc. À l’heure où chaque euro compte, ces livrets non imposables ressemblent à des bulles d’oxygène dans le paysage bancaire. Reste à choisir celui qui colle à vos besoins, à votre profil, sans perdre de vue que le meilleur placement n’est pas toujours le plus visible… ni le plus bruyant.

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