Tout le monde ne se rue pas sur le compteur bi-horaire comme sur une nouvelle mode. Pourtant, en Belgique, choisir ce système peut faire la différence, si, et seulement si, on sait jouer avec les créneaux horaires. Adapter sa consommation, c’est la règle du jeu pour qui espère tirer profit des heures creuses et alléger sa facture.
Le principe d’un compteur bi-horaire (jour/nuit)
Le compteur bi-horaire se distingue par ses deux compteurs séparés : l’un enregistre ce que vous consommez en journée, l’autre ce qui passe la nuit et le week-end. L’intérêt est direct : en dehors des heures de pointe, l’électricité est facturée à un tarif réduit. Ce système récompense donc ceux qui acceptent de décaler le gros de leur consommation vers des moments moins sollicités. Un lave-linge qui tourne après 22h, un chauffe-eau programmé au petit matin : autant d’habitudes qui, cumulées, font baisser la note.
Comment accéder au tarif « heures pleines/heures creuses » ?
Vous avez actuellement un compteur classique et souhaitez passer à un bi-horaire ? La marche à suivre est simple : contactez votre opérateur de réseau de distribution (DSO). Cet organisme ne se contente pas d’acheminer l’électricité jusqu’à votre porte. Il prend aussi en charge la mise en service, le renforcement de puissance, la connexion au réseau local et, bien sûr, le remplacement du compteur.
Comparez le prix de vos kWh de jour comme de nuit
Une fois le nouveau compteur installé, le double tarif devient effectif dès lors que vous avez adapté ou modifié votre contrat d’électricité. C’est le moment idéal pour examiner à la loupe les offres des différents fournisseurs d’énergie. Pourquoi se contenter du premier venu, alors que les prix du kWh varient fortement d’un acteur à l’autre ? Choisir la meilleure formule, c’est maximiser le gain potentiel du bi-horaire.
Méfiez-vous de vos habitudes de consommation
Attention : dès que le bi-horaire entre en service, il devient indispensable de revoir ses réflexes quotidiens. Faire tourner la machine à laver en journée n’a plus de sens si on veut profiter des tarifs réduits. L’objectif : déplacer un maximum d’utilisations énergivores la nuit ou durant le week-end. Sans cette discipline, le passage au tarif double risque de ne rien changer à votre facture, voire de la faire grimper.
Les plages horaires des heures creuses et des heures pleines
Les horaires exacts dépendent du gestionnaire de réseau et parfois du code postal. Pour connaître votre DSO, vous pouvez utiliser notre outil, puis contacter l’organisme pour vérifier les créneaux qui s’appliquent à votre domicile. Voici les numéros utiles :
- AIEG : 085/27.49.00
- AIESH : 060/45.91.60
- Rivière : 078/35.35.34
- MINERAIS : 078/15.78.01
- Wavre Electricity Board : 010/22.42.43
- RESA Électricité : 04/220.12.11
Avec un compteur bi-horaire, la facturation suit deux grilles en fonction de l’heure. Généralement, voici comment se répartissent les horaires :
- Les heures pleines s’appliquent de 7h à 22h en semaine (du lundi au vendredi).
- Les heures creuses couvrent de 22h à 7h en semaine, ainsi que tout le week-end.
Pour certains DSO, d’autres plages horaires existent :
- De 21h à 6h en semaine et du vendredi 21h au lundi 6h durant le week-end.
- De 22h à 7h en semaine, du vendredi 22h au lundi 7h pour le week-end.
- De 22h30 à 7h30 en semaine, du vendredi 22h30 au lundi 7h30 le week-end.
- De 23h à 8h en semaine, du vendredi 23h au lundi 8h en fin de semaine.
Votre DSO impose sa propre plage horaire, impossible d’en choisir une autre. Pensez donc à ajuster la programmation de vos appareils en fonction des heures creuses effectives.
Les jours fériés tombant en semaine sont considérés comme des heures pleines, pas des heures creuses. En revanche, un jour férié qui coïncide avec un week-end bénéficie du tarif réduit.
Les tarifs heures creuses et heures pleines
L’option tarifaire « heures creuses/heures pleines » vous intéresse ? Mieux vaut alors examiner dans le détail les prix des principaux fournisseurs. Pour faire le bon choix, il faut comparer les tarifs d’électricité proposés sur le marché.
| Fournisseur | Nom de l’offre | Une heure (€/kWh) | Bi-heure (€/kWh) | Redevance (€/an) | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Journée | nuit | |||||
| ENGIE | Facile à fixer | 15,43 | 17,58 | 13.7 | 54.49 | |
| Luminus | Vert confortable | 14.91 | 16.39 | 13.07 | 72.60 | |
| Lampiris | Haut | 19.59 | 21.27 | 17.77 | 69,00 € | |
| Eneco | Soleil et vent fixes | 18 | 19.77 | 16.6 | 60,00 |
Avant de foncer, il faut vérifier si ce système est réellement adapté à votre situation. Le remplacement du compteur coûte généralement entre 270 et 400 euros, et les frais de distribution sont souvent plus élevés qu’avec une solution simple. Prendre le temps de calculer la rentabilité de l’opération s’impose donc. Mieux vaut anticiper que regretter un choix qui pèserait sur les finances familiales.
Changer de compteur, c’est accepter de revoir ses habitudes et de s’interroger sur ses véritables besoins électriques. À chacun de calculer son équation, car la meilleure économie reste celle qui s’adapte à la réalité de sa vie quotidienne.



