1,3 million. Voilà le nombre de personnes en situation de dépendance aujourd’hui en France. Une vague démographique qui ne cesse de grossir, portée par le vieillissement général du pays. Pour les aînés qui perdent leur autonomie, il existe des aides financières, à commencer par l’APA, destinée à alléger le coût des soins à domicile ou en établissement. Mais avant d’y prétendre, il faut passer par une étape déterminante : l’évaluation du niveau de dépendance, autrement dit le classement GIR.
GIR : comprendre le fonctionnement et les critères
Le GIR mesure le niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée. Ce système s’étend sur six groupes, du GIR 6 (autonome) au GIR 1 (fortement dépendant), et sert de référence pour adapter l’aide nécessaire à chacun.
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Pour établir ce classement, la grille AGGIR passe au crible deux familles d’activités de la vie quotidienne. Ce repérage aide à cerner la réalité concrète de l’autonomie :
- Les activités discriminantes : il s’agit des gestes fondamentaux, comme marcher, s’habiller, faire sa toilette ou communiquer. Autant d’actions qui permettent de vivre sans assistance constante.
- Les activités illustratives : elles concernent l’organisation du quotidien, préparer ses repas, entretenir son logement, prendre part à la vie sociale ou à des loisirs.
L’évaluation finale aboutit à un classement, qui conditionne l’accès aux aides publiques, à domicile ou en établissement spécialisé.
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GIR et allocation personnalisée d’autonomie (APA)
En 2014, 5,5 milliards d’euros ont été versés aux personnes âgées dépendantes au titre de l’APA, selon l’INSEE. Ce soutien financier ne concerne cependant qu’une partie des seniors. Il faut répondre à des critères précis pour en bénéficier.
Pour recevoir l’APA, il est nécessaire de remplir les trois conditions suivantes :
- Être âgé de 60 ans ou plus,
- Se trouver dans l’un des groupes GIR 1, 2, 3 ou 4,
- Résider sur le territoire français.
Le montant alloué évolue selon le classement GIR établi. Ce dispositif s’adresse aussi bien aux personnes à la maison que celles accueillies en EHPAD, en USLD ou autre structure adaptée.
Retrouver de l’autonomie grâce à l’accompagnement
Une chute, une hospitalisation, parfois tout s’effondre d’un coup. Mais la dépendance n’a rien d’une fatalité figée dans le temps. Pour de nombreux aînés, un passage en soins de suite et réadaptation (SSR) marque un tournant.
La durée moyenne d’un séjour en SSR est de 35 jours. Le suivi s’organise autour de trois axes qui structurent le retour à l’autonomie :
- Rééducation
- Réadaptation
- Réinsertion
Chaque étape du classement GIR n’est finalement qu’un instantané. À travers les séjours adaptés, l’accompagnement et les dispositifs, il reste possible de réinventer son quotidien, de reprendre pied, de garder le choix sur sa vie, même quand la route se fait cahoteuse.

